Le travail sur écran

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Sommaire

Introduction

Les maux

Les causes et les moyens de prévention associés

 

 

 

Introduction

Nombreux sont les agents qui utilisent quotidiennement un ordinateur sur leur lieu de travail, mais seuls ceux qui regardent un moniteur pendant une proportion importante de leur temps de travail sont concernés par les risques liés au travail sur écran.

Les principales activités concernées sont :

- Accueil
- Activités de bureaux, services administratifs
- Services d'urbanisme, Bureaux d'études (CAO/DAO, travail sur plan)
- Services de communication
- Services informatiques
- Activités de gestion des biens (gérants des stocks, magasiniers, vendeurs ...)

Est exclu du risque tout équipement possédant un petit dispositif de visualisation de données ou de mesures (agendas électroniques, calculatrices, GPS, etc.)

Le travail sur écran ne présente pas de risque immédiat mais il peut à long terme engendrer des troubles si le poste de travail n'est pas adapté. Seront traitées ici les questions relatives aux écrans de visualisation, à l'ergonomie au poste de travail ainsi qu'aux environnements techniques et humains.

La prévention des risques liés à l'utilisation d'écran de visualisation est réglementée par les articles R4542-1 à 19 du Code du Travail.

 

Les maux

Que les raisons soient liées à un défaut d'organisation, à une prédisposition de l'agent ou d'ordre technique, elles engendrent différentes fatigues qui sont à l'origine de l'ensemble des maux liés au travail intensif sur écran.

Une fatigue visuelle

Même s'il n'a pas été démontré que le travail sur écran engendrait des pathologies visuelles, le risque de fatigue visuelle est lui bien présent. Cette fatigue, très souvent liée à une mauvaise utilisation de l'écran, se traduit par l'apparition des symptômes suivants :

- Lourdeur des globes oculaires
- Rougeurs
- Picotements
- Myopie temporaire
- Maux de tête
- Syndrome de l'œil sec (caractérisé par un manque de larmes provoquant des sensations de brulures et d'irritations).

Ces symptômes sont réversibles et disparaissent avec du repos, Ils doivent toutefois être considérés comme des signaux d'alerte et traités comme tels. A noter qu'un défaut visuel non corrigé augmenterait leur fréquence d'apparition.

Une fatigue posturale

La fatigue posturale, due à une mauvaise position au poste de travail ou à une position de travail inchangée pendant une durée prolongée, peut entrainer des Troubles Musculo-Squelettiques (tendinite, ténosynovite etc.) qui selon leur gravité sont susceptibles d'être reconnus comme maladie professionnelle (la plus connue et la plus rependue étant le syndrome du canal carpien : inflammation du nerf carpien due à sa compression au niveau du poignet).

Les tableaux de maladies professionnelles définissent un certain nombre de critères qui doivent être réunis pour permettre une reconnaissance de maux au titre des maladies professionnelles. Le tableau n°57 des maladies professionnelles indemnise des affections péri articulaires provoquées par certains gestes et postures de travail (Décret n°2012-937). Les zones les plus touchées sont :

- La tête
- La nuque
- Les épaules
- La région lombaire
- Les bras, les poignets, les mains

3 à 4% des TMS reconnus comme maladies professionnelles sont attribuables au travail sur écran (source CARSAT juin 2013).

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Les causes et les moyens de prévention associés

L'écran de visualisation

Le confort visuel dépend principalement de la qualité de l'image et par conséquent de la qualité de l'écran. Aucune optimisation de l'environnement de travail ne pourra compenser la fatigue causée par une mauvaise qualité d'image. On considère généralement qu'un affichage est de bonne qualité lorsque les images sont claires, nettes et stables. Pour bénéficier d'une bonne image, différents facteurs sont à prendre en compte :

- au moment de l'achat (résolution, taux de rafraîchissement)
- au moment de l'installation (taille des caractères, contraste, couleur, luminosité)

Les écrans à tube cathodique (CRT) et les écrans à cristaux liquides (LCD ou « Ecrans plats ») sont les plus utilisés dans le milieu professionnel (les écrans plats remplaçant progressivement les écrans cathodiques). L'optimisation de l'image se fait différemment selon la technologie de l'écran.

L'antireflet

Le code du travail (Art.R4542.6) stipule que l'écran doit être exempté de reflets susceptibles de gêner l'utilisateur. La plupart des écrans LCD sont conçus de telle manière que ce problème n'existe pas contrairement aux écrans CRT qui doivent être traités (ex: vaporisation d'un produit filtrant ou installation de bandes filtrantes sur la surface de l'écran). Il est préférable de les proscrire les dalles brillantes.

La résolution des caractères

L'utilisation de la haute définition diminue la taille des caractères affichés, il faut donc adapter la résolution utilisée à la taille de l'écran.

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Note pour les CRT : Il est possible que l'utilisateur perçoive un phénomène de scintillement, celui-ci peut être corrigé en optimisant la fréquence de rafraichissement verticale de l'image. Pour une résolution 1024*768 la fréquence conseillée est de 70Hz, pour des résolutions plus petites il est préférable de régler la fréquence à 72Hz.
L'instabilité de l'image peut également être liée à une mauvaise synchronisation du balayage ou à une instabilité de l'alimentation électrique.

Le contraste

Le contraste est le rapport entre la luminance des caractères et celle du fond d'écran.
On dit d'un contraste qu'il est positif s'il est défini par des caractères sombres sur un fond clair, à contrario un contraste négatif est caractérisé par des caractères clairs sur un fond sombre.
Un contraste négatif est à privilégier pour lire un affichage à plus de 1.5 mètre, il est optimum lorsque le rapport entre la luminance du fond et la luminance des caractères reste compris entre 5 pour 1 et 10 pour 1 avec une luminance de fond entre 5 et 10 cd.m-2 (ou cd/m2)(cf 3.3.1).
Un contraste positif permet de faciliter l'accommodation, réduit le risque d'éblouissement et de reflets. De plus l'équilibre des luminances est mieux respecté lorsque l'agent travaille simultanément sur écran et support papier.

La couleur

L'utilisation de la couleur a pour but d'améliorer la perception et le traitement de l'information visuelle.
Sur fond sombre les couleurs blanche, verte, jaune et orange sont à privilégier, sur fond clair il est préférable d'utiliser le rouge et le bleu (hormis pour les détails relativement fins).
Il est conseillé de se limiter à l'utilisation de 3 couleurs en plus de celle du fond pour des présentations classiques (type PowerPoint), 6 couleurs pour une identification rapide de données sur graphique simple et 11 couleurs maximum pour un graphique complexe.
Note : Plus de 8% des hommes et 0,4% des femmes ne perçoivent pas correctement la couleur soit près de 3 millions de français (source INRS).

Etalonnage d'écran

Les écrans en sortie d'usine sont souvent mal calibrés : trop lumineux, trop contrasté. Il existe des outils capables de les régler à l'aide d'une sonde de calibrage qui permet de :
- Corriger les couleurs dominantes et optimiser la gamme de couleurs.
- Régler la luminosité
- Régler le contraste
Les calibrages sont indispensables pour les services ayant à traiter des images, photos etc. Les étalonnages d'écrans se réfèrent à l'espace couleur SRGB (Standard Red Green Blue : espace couleur de référence depuis 1995). A noter que le réglage se dégrade avec le temps et qu'il est nécessaire de le relancer périodiquement.

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Les rayonnements

Les rayonnements émis par les tubes cathodiques couvrent pratiquement toute l'étendue du spectre électromagnétique mais les mesures montrent que les niveaux de rayonnements sont inférieurs aux valeurs limites d'exposition (Art R.4451-12 à 4451-17 du Code du Travail).
En pratique : le risque de cataracte lié à l'émission de rayonnement ultraviolet est très faible : 1 mois de travail à temps complet devant un écran équivaut à une minute de soleil, il faudrait donc demeurer 650 ans devant un écran pour développer une cataracte. Les écrans plats à cristaux liquides permettent d'abaisser encore d'avantage les niveaux de radiations. (ED4208 INRS)

Ergonomie du poste de travail

Le travail sur écran impose une posture statique, peu ergonomique pendant un temps relativement long. Un poste de travail modulable avec possibilité d'ajustements individuels facilite l'adoption de postures confortables et appropriées. Il est recommandé de consulter l'utilisateur et un ergonome concernant le choix du mobilier.

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Bureau: Recommandations standards : Hauteur : 65-74 cm / Profondeur : 80-110cm / Ecart avec l'assise : 20-26 cm

Fauteuil

Le fauteuil doit avoir un dossier et une assise réglables, s'il est équipé d'accoudoirs ceux-ci doivent être réglables et escamotables. Le tissu de revêtement doit être poreux afin de permettre la circulation de l'air.
La profondeur de l'assise doit permettre de reposer le bas du dos sans que le bord n'exerce une pression à l'intérieur des genoux, son rembourrage ferme permet un bon appui.

Dimensions standards : Hauteur de l'assise : 42-51cm / Profondeur de l'assise : 40-42cm / Hauteur du dossier : 45-55 cm. La hauteur idéale de l'assise est déterminée en posant les pieds à plat sur le sol avec les cuisses horizontales.

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Ecran

Le support d'écran doit être positionné perpendiculairement aux fenêtres, le point haut de l'écran au niveau des yeux (il est préférable d'équiper les postes de travails d'écrans avec pieds réglables pour faciliter l'ajustement) et à une distance adaptée (60 cm environ). L'écran doit être orientable et inclinable, il est déconseillé pour une utilisation prolongée de travailler sur les écrans fixés au poste de travail ou intégrés aux claviers (ordinateurs portables). Enfin l'écran ne doit pas être adossé à un mur pour permettre à l'utilisateur de rompre l'accommodation de la vision en regardant au loin de temps en temps.

Clavier

Le clavier doit être mobile et séparé de l'écran. Il est recommandé de laisser les pieds repliés afin d'éviter l'extension des poignets lors de l'appui. Il est possible d'utiliser un repose poignets pour limiter cette extension mais celui-ci bloque le poignet lors de la frappe et empêche la main d'accompagner le mouvement des doigts. Il est également préconisé de ne pas appuyer continuellement les poignets pendant la frappe mais de poser de temps en temps les avant-bras sur la table afin de reposer poignets et épaules.
L'utilisation d'un clavier éclaté (clavier fractionné en deux parties assignant à chaque main un groupe de touches) a pour avantage d'atténuer la gêne au niveau des poignets mais augmente la charge musculaire de l'épaule.

Souris

La souris doit être placée le plus près possible du clavier, dans le prolongement de l'épaule et manipulée avec l'avant-bras posé sur la table de travail. Elle doit être manipulable avec l'une ou l'autre des deux mains ou être adaptée à la main préférentielle de l'utilisateur. Sa taille doit être adaptée à la main et de préférence fonctionner sans fil. On peut trouver sur le marché des souris verticales qui semblent soulager les utilisateurs ayant déjà des TMS ainsi que des souris équipées de boules roulantes, aussi appelées Trackball, qui offrent les fonctions habituelles sans nécessité d'être déplacées.

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Comme pour le clavier, il est possible d'utiliser un repose poignets pour limiter l'extension du poignet mais celui-ci empêche la main d'accompagner le mouvement des doigts.

Repose pieds

Un repose pieds est utilisé lorsque l'utilisateur ne peut poser les pieds directement sur le sol
Dimensions recommandées : Largeur > 40cm/ Hauteur 4-15cm / Inclinaison 0-15°

Le câblage

Les câbles doivent être suffisamment longs pour permettre d'éventuelles modifications d'aménagement de poste. L'installation doit être sécurisée et permanente (utilisation de gaines verticales et horizontales).

Les documents supports

Les documents papier doivent être placés entre l'écran et le clavier ou sur un porte document à gauche ou droite de l'écran. Pour faciliter un travail alterné entre écran et manuscrit il existe des porte-documents inclinés
coulissant au-dessus du clavier.

Particularité des postes à station verticale

Il est conseillé d'adapter le poste de travail à la taille de l'agent : plan de travail à hauteur de coude, haut de l'écran au niveau du regard et repose pied escamotable pour transférer le poids du corps d'une jambe à l'autre.

L'environnement

L'environnement lumineux

L'exécution de la tache visuelle demande un éclairage adapté qui s'obtient par un niveau d'éclairement suffisant en quantité et qualité. L'éclairage doit permettre à l'agent de travailler sur écran ou sur documents papier avec le même confort visuel. L'éclairage général des locaux doit assurer un éclairement homogène des plans de travail de l'ordre de 200 à 300 lux pour les écrans à fonds sombres et de 300 à 500 lux pour les écrans à fond clair.

L'éclairage naturel doit être maitrisé. Un agent travaillant à proximité d'une fenêtre peut être à un moment de la journée gêné par la lumière, il doit pouvoir se protéger à l'aide de stores ou de rideaux. Afin de limiter les incommodités liées à la lumière naturelle il est recommandé d'éviter de placer des écrans dans des bureaux ayant des baies vitrées dont la surface est supérieure à 25% de la surface au sol.

L'éclairage artificiel doit être installé de manière à ne pas éblouir les agents et à éviter les reflets sur les écrans. Trois types d'éclairages artificiels sont utilisés dans les milieux professionnels: l'éclairage direct (la lumière n'est pas dirigée vers le plafond, il faut dans ce cas privilégier les luminaires à basse luminance), l'éclairage semi-indirect (60 à 90% de la lumière est dirigée vers le plafond) et l'éclairage indirect (plus de 90% de la lumière est dirigée vers le plafond). Quel que soit le type d'éclairage utilisé aucune source lumineuse ne doit être visible dans un angle de 30° au-dessus du niveau des yeux. Il est possible d'ajouter des lampes d'appoint pour éclairer les documents papiers lorsque cela s'avère nécessaire.

Depuis la suppression des lampes à incandescence, les possibilités d'éclairement reposent sur :


• les lampes fluorescentes (néons)
• les sources halogènes
• les diodes électrolumiscentes

Un éclairage de qualité dépend des caractéristiques de la source notamment de sa température de couleurs (exprimée en degrés Kelvin (K)) et de son indice de rendu des couleurs. (cf définitions et unités).

Un éclairage optimisé est caractérisé par :


Son efficacité lumineuse: rapport entre le flux émis en Lumen et la puissance électrique consommée en Watt (Lm/W)
Son rendement lumineux : rapport entre le flux lumineux émis par la lampe et celui « sortant » du luminaire
Sa faculté de variation de lumière : Certaines lumières dites à luminosité constante ont la capacité de n'apporter en éclairement que le complément nécessaire à l'éclairage naturel.
Son uniformité d'éclairement : Capacité du réflecteur (le luminaire) à répartir de manière uniforme le flux sur la zone éclairée.

Aussi performante soit-elle, la qualité d'une source va présenter son lot d'inconvénients:


• Le prix est souvent élevé
• Les LED présentent souvent une luminance excessive et celles à dominante bleutées sont à proscrire (lien avec rapport ANSES)
• Les sources fluorescentes produisent un effet stroboscopique et des clignotements en fin de vie

Quelques définitions et unités

Un agent est exposé à un ensemble de sources directes et indirectes, quantifiées par des unités différentes selon qu'il s'agisse d'émission, d'énergie reçue par une surface, ou de réflexion.

L'intensité lumineuse :
Chaque source définie comme primaire (le soleil, une lampe, etc.) une lumière dont l'intensité est exprimée en Candéla (Cd)
Initialement, 1 candéla correspondait à l'intensité lumineuse de la flamme d'une bougie située à une distance de 1 mètre de l'observateur. De nos jours, cette définition fait référence au Stéradian.

Le flux lumineux :
Le flux lumineux est la quantité de lumière émise par une source, elle s'exprime le Lumen (lm).

L'éclairement :
L'éclairement est la quantité de lumière reçue par une surface de 1m2, exprimée en lux (lux).
1 lux= 1 lm.m-2

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La luminance:
La luminance quantifie la lumière émise par une surface en réémission ou réflexion, on parlait autrefois de « brillance ». Elle s'exprime en candéla par mètre carré (Cd/ m2)

La température de couleur :
La température de couleur, exprimée en degrés Kelvin (°K), varie du blanc « chaud » tirant vers le rouge-orangé (2800°K), au blanc « froid tirant vers le bleu » (4200 K à 6000 K)

L'indice de rendu des couleurs, (ou IRC) :
Il quantifie la capacité d'une source à restituer (ou déformer) la couleur réelle. Il s'exprime par une valeur comprise entre 0 et 100, 100 étant le plus performant.

L'environnement acoustique

Le niveau sonore recommandé pour le travail de bureau doit être inférieur à 60db. Au-delà de cette limite le bruit devient un élément perturbateur, source de stress, de fatigue et de déconcentration. Le bruit peut provenir du téléphone, des conversations, des imprimantes, des ordinateurs et de la climatisation.
Le meilleur moyen de combattre de bruit est de le combattre à la source (c'est-à-dire supprimer les sources de bruit) mais lorsque cela ne s'avère pas possible il existe différents moyens de prévention :

- le remplacement du matériel bruyant par un matériel qui l'est moins
- l'isolation du matériel qui peut l'être (utilisation de local pour périphériques)
- la pose de plafonds acoustiques et de revêtements muraux adaptés

Le confort acoustique ne dépend pas seulement de la quantité de bruit que l'on peut mesurer dans une pièce mais dépend également de la réverbération. Le temps de réverbération (temps nécessaire pour que le niveau moyen d'énergie sonore d'une salle se réduise de 60dB par rapport au niveau initial après arrêt de l'émission sonore) doit être compris en 0.6 et 0.7 secondes pour des bureaux administratifs.

L'environnement thermique

La température recommandée dans les locaux en période hivernale doit être comprise entre 20 et 24°C et entre 23 et 26 °c en période estivale. Pour optimiser le confort il est préconisé de régler la climatisation de telle manière qu'il n'y ait pas plus de 3 °C d'écart entre la hauteur de tête et la hauteur de chevilles, la vitesse moyenne de l'air ne devant pas dépasser 15m.s-1(ou m/s) en période hivernale et 25m.s-1(ou m/s) en période estivale.
Le taux d'humidité relative doit être idéalement compris entre 60 et 65%, le minimum étant fixé à 40%. (se référer à l'article Ambiance Thermique pour d'avantages d'informations concernant le taux d'humidité relative).

Les surfaces

L'agent doit avoir assez d'espace pour bouger et se déplacer ainsi que pour entreposer ses affaires. La surface suffisante conseillée par la norme NFX35-102 est de 10m2 pour une personne seule, 11m2 par personne dans un bureau collectif et 15m2 si l'activité principale des occupants est fondée sur les communications verbales. Les espaces de dégagements derrière les bureaux sont également réglementés et doivent être de 0.8m. Le Code du Travail (R4214-22 ; R4222-5 et R4222-6) impose également un volume d'air de 15m3 par personne (un débit de renouvellement d'air de 25m3.h-1 (ou m3/h) pour une ventilation installée dans un local ne disposant pas d'une aération naturelle).

Organisation du travail

Quelques soient les postes de travails les caractéristiques des taches à effectuer et la façon dont elles sont organisées sont tout aussi importantes qu'une bonne ergonomie. Une analyse des activités et de l'adéquation entre ces activités et les capacités des agents est indispensable pour mesurer le bien-être des agents travail.

Rythmes des pauses

L'employeur a pour obligation d'organiser l'activité de l'agent de telle sorte que son temps quotidien de travail soit périodiquement interrompu par des pauses ou des changements d'activités (Article R4542-4 du Code du Travail). Des pauses fréquentes mais courtes (5 min par heure ou 15 min toutes les deux heures) sont plus efficaces que des pauses rares mais longues. La pause doit permettre de quitter le poste de travail, de bouger et de s'étirer ou à défaut d'alterner le travail sur écran et le travail sur papier afin de favoriser la circulation sanguine, de réduire l'astreinte musculo-squelettique et relâcher l'accommodation de la vue.

Surveillance médicale

Un examen des yeux et de la vue doit être réalisé par la médecine préventive avant la prise de fonction et doit être renouvelé périodiquement.
Le poste de travail doit être étudié en fonction des caractéristiques de la personne, de ses problèmes physiques ou psychiques (problèmes musculaires, articulaires, fragilité psychique, mauvaise gestion du stress).

Formations, informations et sensibilisations

L'employeur doit d'assurer l'information, la sensibilisation et la formation sur toutes les thématiques liées à la santé et la sécurité au poste de travail (organisation du poste, logiciels) notamment concernant les modalités d'utilisation de l'écran (réglages, positionnement), de l'équipement (siège, repose-pied, bureau) et de la posture à adopter (gestes et postures).

Les logiciels

Les logiciels doivent être adaptés à la tâche à exécuter, d'un usage facile et adapté au niveau de connaissance et d'expérience de l'utilisateur. Ils doivent permettre d'interrompre une tâche pour en exécuter une autre puis de retourner facilement au point d'interruption de la première. Ils doivent également empêcher les fausses manœuvres par des demandes de confirmations de taches. Les agents concernés par un changement de logiciels devraient être concertés avant l'achat de celui-ci, cette participation permettrait d'apporter une meilleure compréhension de l'intérêt du changement.

 

 Liens utiles

Références réglementaires

Code du Travail

Art L-4121-1 à 3 : Règles générales de prévention qui incombent à chaque employeur des actions de prévention, actions de formation et d'information, l'évaluation des risques
R 4223-1: fixe les règles relatives à l'éclairage et à l'éclairement (Décret N°83-721 du 02 aout 83 abrogé et codifié par cet article)
R 4214-22 : relatif à l'aménagement des lieux et postes de travail
R 4222-5 et R4222-6 : relatifs aux locaux à pollution non spécifique

Décrets

Décret n° 2012-937 du 1er août 2012 révisant et complétant les tableaux des maladies professionnelles annexés au livre IV du code de la sécurité sociale

Normes

Norme AFNOR NF X 35-102 Conception ergonomique des espaces de travail en bureaux
Norme iso 9241-303 : 2011 : Ergonomie de l'interaction Homme-Système -- Partie 303: Exigences relatives aux écrans de visualisation électroniques
Norme iso 9241-6 :2000 : Guide général relatif à l'environnement de travail

Liens utiles

Fiches  INRS

ED 4208 : Les écrans de visualisation
ED 957 : Les troubles musculosquelettiques du membre supérieur
ED 922 : Mieux vivre avec son écran
ED 924 : Ecran de visualisation
ED 923 : Travail sur écran en 50 questions
ED 23 : L'aménagement des bureaux, principales données ergonomiques
ED 70 : Les sièges de travail

Autres liens

INRS-mp : Tableau des maladies professionnelles

FNP : Travail sur écran

Bossons futé : Travail sur écran

UVSQ.fr : Guide pratique du travail sur écran

ANSES.fr : Les diodes électroluminescentes

 

Rédaction: Coralie Godard, Conseillère de Prévention au CdG62 (Novembre 2013)