En France métropolitaine, la circulation virale continue sa progression entraînant une nette dégradation de la situation. Cependant, la situation étant évolutive, il convient de consulter régulièrement les sites officiels :

Info Coronavirus COVID-19 - Le point sur la situation (Source : www.gouvernement.fr/info-coronavirus)

A ce jour (17 septembre 2020), le Nord et le Pas de Calais sont classés en « zone rouge », c’est-à-dire zones de circulation active du virus.

Le risque d’une intensification de la diffusion du virus dans les populations à risque fait craindre une augmentation des hospitalisations dans un futur proche.

Il reste primordial de renforcer individuellement et collectivement l’application de l’ensemble des gestes barrière afin de ralentir la propagation du virus.

  • Distanciation physique ;
  • Se laver très régulièrement les mains ; Comment se laver les mains ?
  • Port du masque ;
  • Tousser ou éternuer dans son coude ;
  • Utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter ;
  • Saluer sans se serrer les mains et proscrire les embrassades.

De même, afin de freiner la progression du virus SARS-COV-2, il est important de maintenir la stratégie « Tester-Tracer-Isoler » : chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 doit réaliser dans les plus brefs délais un test de recherche du virus. Dans l’attente des résultats, les personnes doivent s’isoler et réduire leurs contacts au strict minimum. (Source : Santé Publique France)

Les règles d’hygiène doivent être renforcées : aérer les lieux de vie, nettoyer les réfrigérateurs en portant des gants (au savon puis vinaigre), ranger les courses en enlevant les emballages, se laver souvent les mains (ne pas oublier en rentrant de l’extérieur : après les courses etc.)

Les premiers signes de la maladie sont la toux et la fièvre. D’autres symptômes peuvent également être annonciateurs de la maladie :

  • Les maux de tête ;
  • Les courbatures ;
  • Les maux de gorge ;
  • La perte du goût, de l'odorat ;
  • Signes cutanés (urticaire, engelures) ;
  • La gêne respiratoire.

Si vous ressentez ces signes, restez chez vous et limitez les contacts avec d’autres personnes. N’allez pas chez votre médecin, appelez-le avant. En général, la maladie guérit avec du repos.Si les symptômes s’aggravent (apparition de difficultés respiratoires et signes d’étouffement), vous pouvez appeler le SAMU (centre 15). Attention, ces appels doivent concerner uniquement les personnes malades. Les anti-inflammatoires (de type Advil, Ibuprofrène, etc.) sont formellement contre-indiqués.

Le décret n°2020-1098 du 29 août 2020 est venu modifier des dispositions relatives aux personnes vulnérables, abrogeant le décret du 5 mai 2020.

Ce décret prévoit, dans un premier temps, la fin des placements en activité partielle des salariés partageant le domicile d’une personne vulnérable (article 1 du décret du 29 août 2020). Il en va donc de même pour les agents placés en ASA pour cette raison.

Ce décret modifie ensuite la définition des personnes vulnérables.

Désormais, sont considérées comme vulnérables les patients répondant à l'un des critères suivants et pour lesquels un médecin estime qu'ils présentent un risque de développer une forme grave d'infection au virus SARS-CoV-2 les plaçant dans l'impossibilité de continuer à travailler (article 2 du décret du 29 août 2020) :

  • Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • Etre atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise :
    • médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
    • infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
    • consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
    • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
  • Etre âgé de 65 ans ou plus et avoir un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macrovasculaires ;
  • Etre dialysé ou présenter une insuffisance rénale chronique sévère.

La nouvelle définition des personnes vulnérables s’applique à compter du 1er septembre 2020, excepté dans les départements de Guyane et Mayotte où elle s’appliquera à compter de la date à laquelle l’état d’urgence sanitaire prendra fin.

A compter du 1er septembre 2020, le placement en ASA ne peut donc être maintenu, sur demande, que pour les personnes vulnérables selon cette nouvelle définition. Les agents qui étaient vulnérables au titre de l'ancienne définition mais dont la pathologie a disparu de cette liste ne pourront plus bénéficier d'ASA et ont donc vocation à reprendre le travail.

A noter que pour les personnes qui ne sont plus vulnérables mais dont le médecin estime qu'elles peuvent développer une forme grave d'infection au SARS-CoV-2, l'arrêt de travail de droit commun (congé maladie ordinaire) reste possible, dans les mêmes conditions que pour n'importe quelle pathologie.

 

Les gestes barrières
Les premiers signes
Si la situation s'aggrave

Pour les aspects liés aux questions statutaires, nous vous invitons à consulter l’article de la veille juridique Mesures contre le Coronavirus COVID-19 dans la fonction publique territoriale